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Bébé et la musique

La musique est une forme d'art extraordinaire qui touche à tous les aspects du développement de l'enfant : physique, intellectuel, social et affectif.

Épanouissement affectif

Bébé et la musiqueLa musique est une forme d’art extraordinaire qui touche à tous les aspects du développement de l’enfant : physique, intellectuel, social et affectif. À quatre mois déjà, le fœtus est capable de réagir à un stimulus musical provenant de l’extérieur.

Que la mère écoute Vivaldi ou Lara Fabian, l’apprentissage musical de l’enfant est en marche. L’épanouissement affectif est un aspect crucial du développement de Bébé, la musique est une forme artistique qui transporte dans ses sons et harmonies une dimension d’émotion.

Les psychologues savent depuis longtemps que la communication entre parent et enfant en bas âge est extrêmement importante pour développer la capacité de l’enfant à communiquer et à s’ouvrir aux autres. Cette communication encourage la socialisation de l’enfant et son intérêt pour autrui. La berceuse est un chant d’amour, de réconfort et de sécurité.

Elle est accompagnée d’un rapprochement physique et émotionnel, qui compte tout autant que la douceur de la mélodie. Maman tient Bébé dans ses bras et commence à le bercer tout doucement. Le contact physique entre le parent et le bébé, la stimulation auditive, la création d’un climat affectif favorable et le va-et-vient stimulent abondamment les sens du bébé et, par voie de conséquence, favorisent le développement du cerveau.

Motivé par la voix réconfortante de sa mère, Bébé communique à son tour par des cris, des gazouillements et des balbutiements. La recherche montre que plus on chante en présence d’un bébé, et plus celui-ci émettra des sons expressifs et verbaux. Bébé n’aime pas seulement entendre le chant des autres, il est aussi très intéressé par son propre instrument vocal qui lui donne beaucoup de joie.

A chaque âge, son type de musique et de jeux

Entre 0 et 9 mois

Pour le bébé qui écoute sa mère, la musique est inséparable de la parole: pour lui, elle chante et parle à la fois.

Écoutons Maman qui “parle-chante” à Bébé les réassurances banales du quotidien: “Eh qu’est ce qui se passe ?…tu as peur…là…doucement…Maman est là…” etc. La voix semble monter plus haut et descendre plus bas qu’à l’habitude; elle est plus feutrée, aussi, comme si elle s’appuyait sur l’air profond au creux du corps, peut-être du côté de ce creux où était l’enfant, il n’y a pas si longtemps…

Lorsqu’elle a fini sa phrase, lorsqu’elle en a terminé avec les mots de son message, elle poursuit parfois la mélodie, jouant avec la musique de la voix: les quelques phonèmes qui accompagnent ces boucles musicales de la voix maternelle n’ont plus maintenant statut de mot, et ne servent qu’à soutenir, comme un prétexte, le parcours mélodique qui ravit l’enfant.

Déjà, le phonème “La-la” revient souvent, que nous retrouverons dans de nombreux refrains de comptines. La berceuse est un catalyseur émotif direct et puissant pour la communication et le resserrement des liens entre parent et enfant. Sa beauté toute simple et son contexte expressif ont même inspiré des grands compositeurs comme Schubert et Brahms. Les comptines, les jeux avec les doigts et les orteils et les chatouillis forment le répertoire musical du petit enfant.

Les jeux enfantins qui entraînent une véritable réaction émotive sont de parfaits exemples d’art dans l’univers des enfants. L’art est fait de tension et d’apogée. Un mouvement d’une sonate de Beethoven suit un itinéraire qui est, sur le plan émotif, semblable à un jeu d’enfant tout simple. Il a la même structure et la même valeur artistique qu’un véritable jeu d’enfant : un début, une tension qui monte, un point culminant, une résolution.

Qui ne connaît pas la comptine “Une Souris Verte” ?

Avec son texte plutôt surréaliste et sa musique très simple, cette comptine, comme tant d’autres, fait partie des enregistrements primordiaux de la petite enfance. Mais les comptines ne sont qu’une étape dans le passage de la musique maternelle à la parole vers les autres…

Ces mélodies à la fois douces et graves, calées sur les mots de la parole, mais pouvant aussi s’en affranchir dans des excursions mélodiques, nous font penser au chant grégorien: dans l’entrelacement étroit des mots et de la musique, dans ces sortes de fractales musicales ou chaque boucle déroule d’autres boucles plus petites autour de la note de base (certains “Alléluia” en particulier), le chant grégorien ne fait-il pas écho au chant parlé maternel primordial dans l’histoire de chaque enfant ?

Dans sa propre histoire, l’enfant ne va pas se contenter longtemps d’un duo intime de lallations avec sa mère. Aidé par ses parents, il abandonnera peu à peu le chant intime de la communication maternelle, (en le réservant cependant pour les grandes tristesses, celles qui , plus tard, se chanteront en “blues”), et il se tournera vers les chants culturels, ceux que l’on apprend, et que l’on peut chanter avec les autres.

Les comptines entrent en scène

Par le jeu, le contact physique entre adulte et enfant crée un effet de rapprochement. Le toucher, le rapprochement physique et les expressions faciales qui sont échangées entre adulte et enfant sont les mêmes que lorsqu’il s’agit d’une berceuse. Au fur et à mesure que progresse la comptine et que les doigts de l’adulte «avancent pas à pas» sur le bras de l’enfant, celui-ci commence à sentir venir le chatouillement et devient de plus en plus excité.

Au point culminant où le chatouillement se produit, l’émotion est à son comble. La répétition de ce genre de jeu aide l’enfant à participer et a aussi pour effet de créer un certain climat. Quand le jeu est répété aussi souvent que le veut l’enfant, la réaction émotive devient plus forte à chaque séquence. Lorsque l’enfant en a assez, le jeu s’arrête et satisfait, l’enfant se détend.

A partir de 9 mois

Les comptines utilisées pour faire sauter les enfants sur les genoux intéressent davantage les bébés plus âgés. Se faire basculer sur les genoux d’un adulte stimule l’oreille interne et le sens de l’équilibre et éveille l’enfant à la réalité de son corps.

Le rythme est très simple, binaire le plus souvent pour l’appuyer plus facilement d’un léger balancement du corps ou d’un battement régulier des mains.

En cas de “trou de mémoire, le “La-la” remplacera le texte et permettra de garder la mélodie et le rythme et de rester dans la comptine. .La mélodie est construite sur des intervalles faibles entre les notes, pour pouvoir apprivoiser facilement les montées et les descentes de la mélodie: on part d’une note ou d’un accord de base que l’on est sûr de retrouver à la fin du refrain, et dont on ne pourra s’écarter que progressivement, comme pour être certain de pouvoir retourner sans se perdre jusqu’à cet accord de départ.

Ainsi, par exemple, les deux premières phrases de la “souris verte” reposent principalement sur deux notes, le “do” et le “ré” (le “sol” ne venant que renforcer le “do”). La comptine vient ainsi prendre sa place dans les apprentissages essentiels du “fond culturel” collectif de l’enfant: il peut maintenant jouer avec les mots qui lui viennent de l’autre, il peut inventer des musiques qui vont vers l’autre, il peut inventer et communiquer.

On notera, à titre d’exemple, le plaisir qu’ont les petits à inventer, à la fin de la “souris verte”, de nouvelles rimes en “o” après “un escargot tout chaud. La comptine peut être vue comme un rite de passage du tout-petit lorsqu’il sort de l’univers maternel et s’engage dans le monde de l’enfance.

Plus tard, lorsque son sens musical sera plus développé, lorsque les contes lui ouvriront l’espace de la lecture et de l’imagination, l’enfant laissera choir les comptines, et les rangera dans le magasin des souvenirs, avec le nounours et la vieille boite à musique. Les bébés et les jeunes enfants dépendent de ceux qui en prennent soin pour avoir droit à ces moments de joie et de légèreté. Le développement émotif est beaucoup trop important pour être laissé au hasard.

Les parents et les personnes qui ont la garde des enfants doivent avoir accès aux comptines et aux jeux les plus artistiques du répertoire folklorique et ils doivent par leur voix et leur toucher permettre au bébé de vivre de profondes expériences émotives.

Accéder à l’article sur les comptines

 

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